Les conférenciers du colloque (janvier 2017 à ARRAS)

Les conférenciers du colloque (jeudi 26 et vendredi 27 janvier 2017, à Arras)

Eglantine BIGOT-DOLL est architecte de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), Suisse, ainsi que diplômée en arts appliqués. Maitre-assistante associée et doctorante au MAP-Aria depuis 2014 à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon (ENSAL), elle est également assistante scientifique et chargée de cours à l’EPFL. Cette activité de recherche couplée à l’enseignement s’inscrit dans la continuité d’un parcours ancré dans une approche intrinsèquement créative visant à se légitimer par le développement de mises en œuvres structurelles et de matérialités architecturales intimement liées aux projets exploratoires investigués.

Professeure titulaire au Département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal, Rachel BOUVET mène des recherches sur l’espace, le fantastique, l’exotisme, la géopoétique et les théories de la lecture. Elle a publié trois essais : Étranges récits, étranges lectures. Essai sur l’effet fantastique (PUQ, 2007 [1998]), Pages de sable. Essai sur l’imaginaire du désert (XYZ, 2006) Vers une approche géopoétique. Lectures de K. White, V. Segalen et J.-M.G. Le Clézio (PUQ, 2015), ainsi qu’un récit de voyage, Le vent des rives (Mémoire d’encrier, 2014). Elle a également codirigé neuf ouvrages collectifs. Membre de Figura, le Centre de recherche sur le Texte et l’Imaginaire, elle a cofondé en 2004 La Traversée-Atelier québécois de géopoétique et l’a dirigée jusqu’en 2013.

 Danielle CONSTANTIN est chercheuse associée à l’ITEM-CNRS/ENS depuis 2004. Elle a publié Masques et mirages. Genèse du roman chez Cortázar, Perec et Villemaire (New York, Peter Lang, 2008). Elle a aussi codirigé avec Christelle Reggiani et Jean-Luc Joly le douzième numéro des Cahiers Georges Perec, Espèces d’espaces perecquiens (Bordeaux, Castor Astral, 2015) et, avec Catherine Viollet, Genre, sexes, sexualités. Que disent les manuscrits autobiographiques ? (Presses universitaires de Rouen et du Havre, à paraître). Son article « Les maisons de poupées de Perec : un catalogue » paraîtra dans le numéro des Cahiers de l’Herne consacré à Georges Perec.

Maître de conférences à l’Université d’Artois, Eléonore HAMAIDE-JAGER mène ses recherches sur la littérature pour la jeunesse et la littérature des XX-XXIe siècles au sein du laboratoire « Textes et cultures ». Son travail porte plus particulièrement sur l’album et sur les relations texte/image, mais aussi sur la littérature pour les adultes (Georges Perec, Emmanuel Carrère, Daniel Mendelsohn). Elle a dirigé plusieurs ouvrages, notamment La cartographie en littérature de jeunesse (Cahiers Robinson, n° 28, 2008), la collection « Page Blanche » ( Cahiers Robinson, n° 31, 2010). Elle a co-dirigé avec Françoise Heitz La Lettre au cinéma, Presses Universitaires d’Artois, coll. « Lettres et civilisations étrangères », série Cinémas, 2014 et avec la BNF et Florence Gaiotti Max et les maximonstres ont 50 ans : la réception française et européenne de Maurice Sendak, publié en 2015. Elle est membre de l’ANR Difdepo, « Différences de potentiel. Histoire, poétique et esthétique de l’Oulipo ».

 Mathieu JUNG est docteur en littérature comparée (qualifié en section 10). Il enseigne l’anglais dans le secondaire et dispense des cours à l’université de Strasbourg. Sa thèse porte sur les modalités du lisible chez James Joyce et Raymond Roussel. Il publie régulièrement des articles consacrés à ces deux auteurs. Il s’est notamment intéressé à l’imaginaire des machines, au motif de la boucle chez Joyce et Roussel, au rapport entretenu par Joyce à la poésie de Verlaine (Revue Verlaine n° 13), où à celui de Michel Foucault à l’œuvre de Roussel. Il a travaillé sur les « petits objets » chez Roussel (article à paraître). Il médite actuellement sur Roussel et la psychanalyse. Ses recherches portent également sur Joe Bousquet, Giuseppe Tomasi di Lampedusa ou encore sur Malcolm de Chazal.

Après des études en histoire puis en anthropologie, Nadja MAILLARD a réalisé sa thèse en histoire de l’architecture à l’Ecole polytechnique de Lausanne. Elle adopte, dans tous ses travaux, une approche qui associe les méthodes développées par ses disciplines de formation qu’elle imprègne des enseignements d’autres domaines d’expression. Nadja Maillard appréhende ses objets d’étude dans leurs composantes multiples, techniques et matérielles autant que symboliques et signe, en tant qu’auteure ou directrice de publication, de nombreux ouvrages consacrés au construire et à l’habiter. Actuellement, ses travaux se développent sur deux fronts complémentaires : d’une part l’écriture, d’autre part la création plastique.

 Quentin MONTAGNE prépare depuis deux ans une thèse en Arts Plastiques à l’Université Rennes 2 sous la direction de Christophe Viart : « L’Aquarium : un réservoir de l’imaginaire marin aux croisements de la science et de l’art ». ATER au département Arts Plastiques à l’Université      Rennes 2, membre actif du laboratoire de jeunes doctorants ALEF, il participe régulièrement à des journées d’études (organisation de la journée « l’Artiste face à sa pratique » à l’Université Rennes 2, membre du projet « Arts Visuels en Sciences des technologies de l’information et des télécommunications » à l’initiative de l’Université Rennes 1, communications dans le cadre de plusieurs journées doctorales, etc.). Diplômé de l’EESAB site de Rennes, il conjugue recherche théorique et production artistique dont il témoigne régulièrement au travers d’expositions et d’éditions.

 Laurence OLIVIER-MESSONNIER est professeur agrégé de Lettres modernes et docteur en littérature française et comparée. Qualifiée maître de conférences en section 09, elle est chercheur associé au CELIS (centre d’études des littératures et de sociopoétique) de Clermont-Ferrand II. Ses recherches portent sur la littérature de jeunesse de 1870 à nos jours, la littérature générale française et francophone du 20e et du 21e siècle (multiculturalisme, famille et guerre, minorités, rapport texte/image) et sur la didactique de la littérature. Membre de l’AFRELOCE (Association Française de Recherche sur les Livres et Objets Culturels de l’Enfance), elle a publié deux ouvrages : Guerre et littérature de jeunesse 1913-1919 Analyse des dérives patriotiques dans les périodiques pour enfants, Paris, L’Harmattan, 2012 et Enfants de troupe(s) Les descendants du Tambour d’Arcole : entre mythe et réalité, Paris, L’Harmattan, 2013. Elle écrit des articles pour les Cahiers Robinson, les Cahiers Voltaire, des revues nationales et internationales Strenae, Amerika

Florence PANDIT est psychologue spécialisée dans les troubles cognitifs et des apprentissages scolaires liés au neurodéveloppement au CHU de Lille (service de neuropédiatrie) depuis 26 ans. Titulaire d’un doctorat  de psychologie en 2004 (modification des comportements logicomathématiques sous psychostimulant dans une population d’enfants cérébrolésés  versus enfants avec troubles déficitaires de l’attention), elle étudie les déficits d’attention et plus particulièrement  les trajectoires développementales d’enfants avec atteintes neurologiques. Elle a participé à la constitution de protocoles de recherches cliniques (Stimulateur du Nerf vague, évaluation sur la cognition de nouveaux traitements) et s’intéresse à l’ingénierie pédagogique dans le cas de l’ETP (Education thérapeutique du Patient en pédiatrie). Elle a également coécrit le chapitre  d’un ouvrage  publié chez l’Harmattan, relatif au co design,  et est chargée de cours à LILLE III.

Maître de conférences habilitée à diriger des recherches, Isabelle ROUSSELl-GILLET étudie le roman, les récits brefs contemporains et le dialogue entre les arts notamment chez les cinéastes Richard Dindo, Laurent Cantet, les écrivains Annie Ernaux, Michel Butor, Jean-Marie Le Clézio (sur lequel elle a écrit deux ouvrages et coordonné cinq collectifs) puis chez Salvador Dali et Maurice Béjart (avec F. Joseph-Lowery, éd. Luca Notari, 2007 et 2010). Son engagement pédagogique vise à créer des projets interdisciplinaires. Commissaire d’exposition, membre du centre de recherche de Textes & cultures, elle accompagne les projets d’exposition du Master expographie-muséographie dirigé par Serge Chaumier à l’Université d’Artois.

Bruno THIBAULT enseigne la littérature française contemporaine et le cinéma à l’université du Delaware (États-Unis) depuis 1987. Il est l’auteur de Paul Morand : du modernisme au pétainisme (Summa, 1992), Danièle Sallenave et le don des morts (Rodopi, 2004) et J.M.G. Le Clézio et la métaphore exotique (Rodopi, 2009), ainsi que d’une cinquantaine d’articles sur divers auteurs et cinéastes contemporains. Bruno Thibault a codirigé cinq volumes collectifs consacrés l’œuvre de J.M.G. Le Clézio. En 2014 il a dirigé un numéro spécial de la revue Europe consacré à l’œuvre de Danièle Sallenave depuis l’an 2000 et il prépare actuellement la publication des actes d’un colloque international qui s’est tenu en janvier 2015 à la Sorbonne et à l’Académie française sur l’œuvre entier de cette romancière. De 2005 à 2008, Bruno Thibault a codirigé la revue Nouvelles Études francophones. De 2008 à 2015, il a été rédacteur en chef pour la revue Les Cahiers Le Clézio.

Professeur des universités, Evelyne THOIZET fait partie de l’axe de recherches « littérature et cultures de l’enfance » et « transLittéraires » du centre « Textes et cultures », à l’université d’Artois. Ses recherches portent sur les questions du mouvement, du temps et de la mémoire dans les romans des XXe et XXIe siècles, notamment dans les œuvres de Nathalie Sarraute, de Sylvie Germain, de JMG Le Clézio, de Richard Millet, de Claude Mauriac ou d’André Dhôtel. Elle s’intéresse aux rapports entre les sciences, la philosophie et la littérature en travaillant sur les représentations du temps et sur les rapports qu’entretiennent notamment la philosophie de Bergson, la phénoménologie, les travaux de Ricœur et le récit contemporain.

Agrégée de lettres modernes, Caroline VEAUX enseigne les lettres en khâgne au Lycée Frédéric Mistral d’Avignon. Spécialiste du théâtre de Giraudoux, (La guerre de Troie et Electre chez Atlande, des articles pour des revues comme Les Cahiers Jean Giraudoux, Méthode ! et la Revue des Sciences humaines), elle étudie les problématiques du théâtre contemporain et collabore à la collection nationale du CNDP Pièce démontée, particulièrement dans l’accompagnent des écritures contemporaines (numéro 51 sur La Divine comédie de Castellucci ou numéro 132 sur Au moins j’aurai laissé un beau cadavre de Vincent Macaigne).

Actu : la miniature, objet de recherches

A venir : Un colloque en janvier 2017 à Arras

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Une journée d’études en juillet 2016 à Avignon

http://changementdechelle.com/wp-content/uploads/2016/07/Résumés_bios-Journée_détudes-Changement_déchelle.pdf

Un colloque « Penser le petit » de l’Antiquité à nos jours à Toulouse

file:///C:/Users/Isabelle/Documents/RECHERCHE/miniature%202017/blog/Programme-Petit-2015.pdf

 

 

Programme prévisionnel

Programme prévisionnel du colloque (en cours – document au 25 juillet 2016)

« La miniature, un dispositif artistique et un modèle épistémologique »

Jeudi 26 janvier 2017
Accueil 9h 30
Introduction 9h 45
1) La miniature et l’enfance (Maison de la recherche)
  10h : Laurence Olivier Messonnier Tobie Lolness ou les deux infinis pascaliens revisités à la loupe de la miniaturisation.
10h 30 : Danielle Constantin Les maisons de poupées : regard sur un dispositif
Pause : 11h
11h 15 : Florence Pandit La miniature et l’enfant, perspectives cliniques
11h 45 : Questions sur la session
12h 30 : Déjeuner
2) Mutations technologiques de la miniature  (Maison de l’étudiant)
  14h 30 : Caroline Veaux « Le monde entier dans un écran ? »
15h : Questions
15h 15 : Projection André Guérif : la miniature à l’écran
15h 30 : Bruno Thibaut  Entre miniaturisation et minimalisme : Maestà (2015) d’Andy Guérif
Questions
16h 15 : Pause
3) De la miniature à l’exposition
16h 30 : Karen Luong Récit d’un parcours : du cinéma à la création plastique
17 h : Intermède burlesque
17h 15 : Table ronde avec des invités
19h : Clôture
20 h : Dîner à Arras
Vendredi 27 janvier 2017
4) Les mondes miniatures en littérature (Maison de la recherche)
9h : Eléonore Hamaide  De la miniature au livre monde : La Vie mode d’emploi de Georges Perec
9h 30 : Mathieu Jung La Vue de Raymond Roussel
10 h : Isabelle Roussel-Gillet Jessie Burton
10h 30 : Questions
11h : Pause
5) Questions d’échelle en architecture
11h 15 : Nadja Maillard D’une montagne, l’autre
11h 45 : Eglantine Bigot-Doll Miniatures et conception architecturale
12h 15 : Questions
12h 45 : Déjeuner
6) Paysages en miniature
14h 30 : Quentin Montagne Le monde miniature en aquarium
15h : Rachel Bouvet « Le végétal en miniature dans l’Encyclopédie poétique et raisonnée des herbes de Denise Le Dantec »
15h 30 : Un invité Directeur de musée
  16 h : Questions
16 h 30 : Clôture – 17h 17 : train Arras – Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brève : Un atlas miniature, un monde de poche ?

Le plus petit Atlas réalisé par Marcel Broodthaers, exposé récemment à La monnaie de Paris, présente plusieurs pays, chacun est devenu silhouette à l’encre noire dont les contours respectent ceux de la cartographie mais non la mise à l’échelle. Quoique ce principe invite à reconnaître des formes, chacun note la distorsion. Leurs mesures réelles subverties, tous les pays sont alignés à la même taille : la carte déconnectée du territoire interroge la représentation dès lors que chaque pays est à la fois diminué et assimilé selon un principe égalitaire qui ne renvoie à aucune réalité. Subversion pour un parti-pris politique…
Lire la notice muséographique :
http://www.frac-poitou-charentes.org/pages/collection_artistes-broodthaers_FRAC.html

 

Brève : Miniature dans la base Joconde ?

Vous explorez la base Joconde à la recherche de miniatures ? Vous obtiendrez  3000 occurrences de médaillons, de portraits de petits formats portatifs. Affinez la recherche en tapant par exemple « miniature » et « jouet » et vous réduirez vos trouvailles à neuf objets, dont huit concernent une figure du domaine militaire : le petit soldat, mais dont il ne reste que le couvre-chef… Aux côtés des casquettes, un canon. Et le neuvième objet, quel est-il ? « L’intrus » est un petit biberon de poupée.

Comité scientifique

Notre comité scientifique :

Professeure titulaire au Département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal, Rachel Bouvet mène des recherches sur l’espace, le fantastique, l’exotisme, la géopoétique et les théories de la lecture. Elle a publié des essais, Étranges récits, étranges lectures. Essai sur l’effet fantastique (PUQ, 2007 [1998]), Pages de sable. Essai sur l’imaginaire du désert (XYZ, 2006) Vers une approche géopoétique. Lectures de K. White, V. Segalen et J.-M.G. Le Clézio (PUQ, 2015) ainsi qu’un récit de voyage, Le vent des rives (Mémoire d’encrier, 2014). Elle a aussi codirigé plusieurs ouvrages collectifs. Membre de Figura, le Centre de recherche sur le Texte et l’Imaginaire, elle a cofondé La Traversée-Atelier québécois de géopoétique. Voir le blogue: www.rachelbouvet.wordpress.com

Professeur de littérature française contemporaine à l’Université d’Artois (Arras), agrégé de Lettres, membre du laboratoire « Textes & cultures » (EA 4028) de cette université, Christian Morzewski est spécialiste du roman de l’entre-deux-guerres et des questions de « régionalismes » et de « territoires » littéraires. Il a consacré sa thèse (1989) à l’œuvre romanesque de Jean Giono, et est le rédacteur en chef de la Revue Giono ainsi que des Cahiers Henri Bosco. Co-fondateur et membre du comité de rédaction de la revue Roman 20-50 (Université de Lille 3), il y a dirigé plusieurs numéros consacrés à Giono, Bosco, Camus, Colette, Van der Meersch, Richard Millet. Membre associé du Centre de Recherche « Ecritures de la modernité » (EA 4400 CNRS/Université de Paris 3 Sorbonne Nouvelle) et du Centre de Recherche sur les Lettres Romandes (Université de Lausanne et FNRS Suisse), il a édité plusieurs romans de Charles Ferdinand Ramuz dans la « Bibliothèque de la Pléiade » (2005), et dans la nouvelle édition en cours de ses Œuvres complètes chez Slatkine à Genève (2010-2014).

Dominique Rabaté, essayiste, critique et professeur de littérature française moderne et contemporaine à l’Université Paris VII –Diderot, spécialiste de Louis-René des Forêts a enseigné aux Etats-Unis (Massachusetts Institute of Technology) et en Norvège (Université d’Oslo). Pendant dix ans, il a été directeur de l’équipe de recherches « Modernités » (Presses universitaires de Bordeaux). Parmi ses ouvrages les plus récents figurent Désirs de disparaître, une traversée du roman français contemporain (Tangence, 2015), Gestes lyriques, (Corti, 2013), Le Roman et le Sens de la vie, (Corti, 2010), Pascal Quignard, Étude de l’œuvre (Bordas, 2008). Il a également publié des essais en collaboration : Écritures blanches, avec Dominique Viart, (Presses de l’université de Saint-Étienne, 2009) ou encore Littérature et Sociologie, avec Philippe Baudorre et Dominique Viart (PUB, 2007).

Maître de conférences habilitée à diriger des recherches, Isabelle Roussel-Gillet étudie le roman, les récits brefs contemporains et le dialogue entre les arts notamment chez les cinéastes Richard Dindo, Laurent Cantet, les écrivains Annie Ernaux, Michel Butor, Jean-Marie Le Clézio (sur lequel elle a écrit deux ouvrages et coordonné cinq collectifs) puis chez Salvador Dali et Maurice Béjart (avec F. Joseph-Lowery, éd. Luca Notari, 2007 et 2010). Son engagement pédagogique vise à créer des projets interdisciplinaires. Commissaire d’exposition, membre du centre de recherche de Textes & cultures, elle accompagne les projets d’exposition du Master expographie-muséographie dirigé par Serge Chaumier à l’Université d’Artois.

Professeur des universités, Evelyne Thoizet fait partie de l’axe de recherches « littérature et cultures de l’enfance » et « transLittéraires » du centre « Textes et cultures », à l’université d’Artois. Ses recherches portent sur les questions du mouvement, du temps et de la mémoire dans les romans des XXe et XXIe siècles, notamment dans les œuvres de Nathalie Sarraute, de Sylvie Germain, de JMG Le Clézio, de Richard Millet, de Claude Mauriac ou d’André Dhôtel. Elle s’intéresse aux rapports entre les sciences, la philosophie et la littérature en travaillant sur les représentations du temps et sur les rapports qu’entretiennent notamment la philosophie de Bergson, la phénoménologie, les travaux de Ricœur et le récit contemporain.

Professeur de littérature comparée à l’université d’Artois, Anne-Gaëlle Weber est spécialiste des relations entre sciences et littérature aux XVIIIe et XIXe siècles. Elle coordonne le programme de recherche « Travail et Création » de la Maison Européenne des Sciences Humaines et Sociales de Lille. Elle est co-directrice de l’axe « Translittéraires » du centre de recherches « Textes et Cultures ».

Appel à communication

Colloque : La miniature, un dispositif artistique et un modèle épistémologique à l’ère du nano

Jeudi 26 et vendredi 27 janvier 2017
(axes : Translittéraires et Praxis et esthétique des arts – Textes et cultures Université d’Artois)

La miniature désigne une image de petites dimensions peinte de couleurs vives : ce terme qui dérive du latin minium (peinture rouge servant à tracer les lettres des enluminures), est vite rapproché des adjectifs mignon et minuscule. Il définit alors spécifiquement une peinture fine exécutée par des miniaturistes de diverses traditions qui représentent des sujets en changeant d’échelle. La miniature ne saurait être confondue avec le détail, le fragment ou le punctum : elle donne de l’objet représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle.
Mais la miniature ne concerne pas le seul domaine des Beaux-arts : à partir des années 1960, la miniaturisation révolutionne les techniques et les sciences : elle décuple la puissance des machines (inventions du circuit intégré en 1958, du microprocesseur en 1973) et ne semble pas avoir de limites. L’exploration de l’infiniment petit engendre de nouvelles questions sur la représentation de l’invisible et sur les lois qui régissent le monde des particules élémentaires, très différentes de celles du monde ordinaire et visible. « Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace (p. 146) et c’est ce rapport au monde qu’il s’agit d’interroger. En littérature, la miniature se distingue de la forme brève (contes ou nouvelles, formes poétiques brèves ou maximes) et désigne un régime particulier de l’imaginaire qui réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts (arts plastiques, de la scène, ou littérature), nous proposons d’abord d’examiner les fonctions plurielles de la miniature et leurs interactions depuis le milieu du XXe siècle, dans une perspective synchronique, sans remonter à son origine médiévale ou étudier son âge d’or pictural. La fonction ludique de la miniature (jouets, maquettes, maisons de poupées) se combine à une fonction didactique. La miniature peut servir de dispositif cognitif pour appréhender tel objet dans sa totalité et sa complexité. Elle peut également constituer l’étape d’un projet (modèle réduit, maquette d’architecture, décor de cinéma) dans un processus d’invention ou de création. Elle implique un nouveau processus de connaissance car « dans le modèle réduit la connaissance du tout précède celle des parties » (Lévi-Strauss, p. 38). Elle permet d’explorer ce qui est invisible ou inaccessible à l’œil nu (micro-caméras en médecine), d’agir sur la matière et la transformer (micro-robots), d’accroître considérablement la puissance de l’information et de la communication (microprocesseurs). Outil pour penser, rêver, agir, jouer, apprendre, la miniature est utilisée dans un grand nombre de domaines.
Mais la miniature ne se limite pas à ces fonctions : certains artistes continuent à la considérer comme un dispositif qui constitue sa propre finalité, comme une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard (telles les œuvres de Robert Devriendt, Andrea Branzi, Dan Ohlmann). Qualifiée de naturelle par Bachelard (La Poétique de l’espace, p. 141), l’imagination miniaturante mérite d’être reconsidérée à une époque de grands bouleversements scientifiques et techniques. À l’ère des nanotechnologies, certaines inventions déterminent de nouvelles modalités de représentation et de modélisation, produisent de nouvelles images et posent la question de notre rapport au visible. Parmi les nombreuses questions soulevées par la miniature figure par exemple la tension entre la sensibilité et l’intelligibilité : « la vertu intrinsèque du modèle réduit est qu’il compense la renonciation à des dimensions sensibles par l’acquisition de dimensions intelligibles » (Lévi-Strauss, p. 39) ; la miniature permet ainsi d’accéder à une autre forme d’intelligibilité en modifiant l’échelle de la représentation (Musée des miniatures de Lyon ou de Porto Allegre). Bien d’autres paradoxes méritent réflexion : la réduction de taille rend la vision difficile et lointaine alors même que le miniaturiste semble vouloir saisir et approcher le réel dans sa totalité. La miniature allie la toute puissance de son pouvoir et la fragilité de son dispositif : par exemple, si la miniaturisation ludique réduit le monde « à ce qu’on peut en faire » à un « jouet qu’on manipule au gré de ses fantasmes », elle reste fragile (Meirieu). D’une manière plus générale, l’image d’un monde réduit est « à la fois la mieux composée et la plus fragile parce que c’est l’image du rêveur » (Bachelard, Études, p. 23). Elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser alors même que le monde ainsi offert à une nouvelle forme d’intelligibilité se dérobe aux lois physiques communes : le nanomonde n’est pas régi par les mêmes lois que le monde physique visible. La miniature résulte d’une vision surplombante et aérienne du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance tout en le rendant plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose en rapprochant les objets et en les dispersant. (Ibid., p. 24).
La démarche du miniaturiste (artiste, plasticien, photographe, didacticien, savant, écrivain, architecte, designer, informaticien) pourra être confrontée à celle du spectateur ou usager de miniatures : quelle démarche particulière est alors mise en œuvre selon ces deux points de vue ? Quelle transformation subit le rapport au monde visible et invisible ?

Calendrier

Les propositions de communication, d’une vingtaine de lignes et d’une bibliographie, seront envoyées aux deux adresses suivantes avant le 30 janvier 2016 : isabelle.rousselgillet@univ-artois.fr et evelyne.thoizet@univ-artois.fr
Elles seront accompagnées d’une présentation de l’auteur. Elles seront examinées par le comité scientifique du colloque qui répondra dans les meilleurs délais.

Coordination Isabelle Roussel-Gillet et Évelyne Thoizet.

Miniature, miniaturisation… dans les arts et les sciences : bibliographie

Bienvenue ! Ce blog est consacré à la miniature dans tous les domaines. Il accompagne un colloque programmé en janvier 2017 à l’Université d’Arras.

Bibliographie sélective :

Bachelard Gaston, « Le monde comme caprice et miniature » [1933-1934], in Études, Paris, Vrin, « Bibliothèque des textes philosophiques », 1970, p. 23-38.
Bachelard Gaston, La Formation de l’esprit scientifique, Paris, Vrin, [1938], édition de 2011, chapitre 11, p. 251-283.
Bachelard Gaston, La Terre et les rêveries du repos, José Corti, 1948, « Les Massicotés », 2004, p. 19-26.
Bachelard Gaston, La Poétique de l’espace, Paris, PUF, 1957, « Quadrige », 2001, chapitre 7 : « La miniature », p. 140-167.
Delmotte Benjamin, « Au risque de la disparition : Miniaturisation et dématérialisation dans l’œuvre sculptée d’Alberto Giacometti », Nouvelle revue d’esthétique, 2011/2 (n °8), Presses Universitaires de France, p. 98-108.
Exposition Otherworldly, Optical Delusion and Small Realities MAD, New York (2011). Otherwordly, des mondes irréels, MUBA, Tourcoing, (2013).
Iehl Corinne, « Le texte en son lieu La Galerie Bovary », Sociologie de l’Art, 2005/2 Opus 7, p. 39-62.
Lévi-Strauss Claude, La Pensée sauvage, Paris, Plon, 1962, Pocket, 1990.
Meirieu Philippe, « La télécommande et l’infantile », Médium, 2005/1, n°2, p. 44-59.
Müller Christian, Miniatures psychiatriques. Témoignages d’un médecin au travail, Labor et Fides, Genève, 2007
Tisseron Serge, « L’intelligence des jouets », Gallimard, Cahiers de médiologie, 2000/1, n°9, p. 135-139.
Kermisch Céline et Pinsart Marie-Geneviève, Les nanotechnologies : vers un changement d’échelle éthique ? , Fernelmont, Éditions E.M.E et Intercommunications, 2012.
Rey Olivier, Une question de taille, « Les essais », Stock, 2014.
Richard Sébastien, Le Nanomonde des chercheurs, analyse des pratiques et des discours sur l’instrumentation en nanotechnologies, thèse sous la direction d’Alain Gras et de Céline La Fontaine,
Walser Robert, L’Écriture miniature, 1927-1930, Trad. Marion Graf, Genève, Éditions Zoé, 2004.